In diesen Tagen begeht man den 200. Geburtstag eines der Grossen der Musikgeschichte. Richard Wagner wird gefeiert. Nur zu gerne lässt man sich von seiner Musik berauschen: ein Genie, nichts weniger. Ein Genie, leider, das uns einen Stachel ins Fleisch treibt. Wagner war ein notorischer Antisemit. Blättert man in seiner Schmähschrift „Das Judenthum in der Musik“, mit der er sich ein Leben lang gebrüstet hat, kann es einem schlecht werden. Kein Zweifel: Das Genie Wagner ist als Mensch mit derartigen Überzeugungen verachtenswert. Den Zwiespalt, Musik zu geniessen, die ein Verachtenswerter komponiert hat, wird man nicht los. Ein ethisch-ästhetisches, ein unlösbares Problem: weder kann man Wagners Antisemitismus kleinreden oder verzeihen, noch liesse sich beweisen, dass dieser Dreck seine Musik vergiften würde. Wie gehen die Regisseure seiner Opern mit dem Konflikt um? Der eine, Burkhard C. Kosminski in Düsseldorf, macht aus Tannhäuser einen Nazi, der Juden erschiesst. Eine Provokation von seltener Einfältigkeit. Sie hat ein paar Besucher buchstäblich krank gemacht und den Intendanten des Theaters dazu bewogen, die Aufführung abzusetzen. Der andere, Hans Neuenfels, der in Zürich eine Aufführung über das Leben des Komponisten inszeniert, kennt das Dilemma, wenn er in einem Interview von dem „grässlichen Etwas“, vom „verbrecherischen Punkt“ in Wagners Biografie spricht - und dann meint, Wagner mit den Nazis gleichzusetzen sei für ihn „absolut indiskutabel“. (Christoph Kuhn)
Der Ukas der Comco bedroht die Autoren in der Romandie
von Christian Campiche, La Méduse
Une fois n’est pas coutume, le gendarme de la concurrence entend faire preuve de sévérité. La Comco menace de sévir contre les diffuseurs romands de livres, ces intermédiaires que Berne accuse de s’entendre de manière illicite. Mais s’il venait à être introduit, le remède pourrait être pire que le mal.
Le couperet tombera avant la fin de l’année, le temps pour la Comco (schweizerische Wettbewerbskommission) de consulter les milieux intéressés. S’ils sont définitivement reconnus coupables, dix diffuseurs risquent une amende salée, équivalant à 10 pour cent de leur chiffre d’affaires depuis 2009.
Un ballon d'essai
Le ballon d’essai de la Comco n’est pas le fruit du hasard. Il reprend une enquête abandonnée il y a quelques années et suit de quelques mois le rejet par le peuple du prix unique du livre. Pour la Fédération des consommateurs, ce coup de semonce est positif car il s’inscrit dans la lutte contre un cartel pratiquant des prix trop élevés. En Suisse, le livre se vend en moyenne 40 pour cent plus cher qu’en France.
Les diffuseurs sentent le vent du boulet. Les sanctions envisagées, si elles étaient confirmées, sont de nature à les éliminer du marché. En soi on ne les pleurerait pas particulièrement si leur disparition n’entraînait pas parallèlement de nombreux petits libraires vers l’abîme. Ces Lilliputs sentent confusément que les diffuseurs abusent d’une situation de monopole, ils misent sur la concurrence pour comprimer des prix qui restent envers et contre tout relativement accessibles aux Suisses dont les salaires sont trois fois plus élevés que ceux des Français.
Le courage actuel avantage des ténors
Mais ils dépendent des diffuseurs à qui ils délèguent d’ennuyeuses et coûteuses démarches d’intendance, comme les commandes à l’étranger. En grondant les diffuseurs, la Comco se rend sympathique auprès de la population qui réclame des baisses de prix à cor et à cri. Pendant des années, elle ne l’avait pas habituée à de tels coups d’éclat, péchant au contraire par une singulière tolérance envers les grosses pointures de l’économie.
Mais son courage actuel n’est que très relatif car il avantage à nouveau des ténors, en l’occurrence les gros libraires qui, tel Payot, ont déjà rompu avec leur diffuseur, s’approvisionnant directement en France. Il serait dommage que la sentence de la Comco, si elle part d’une bonne intention, aille à fin contraire.
Les coûts deviendront prohibitifs
Une réduction du nombre des libraires n’est pas dans l’intérêt de la création littéraire ni de l’éducation car elle met en danger également les éditeurs qui comptent sur les diffuseurs, notamment pour s’occuper des invendus. Sans les diffuseurs, intermédiaire aujourd’hui dans le collimateur de Berne, les coûts deviendraient prohibitifs et les éditeurs seraient à leur tour contraints de mettre la clé sous le paillasson, pénalisant au bout de la chaîne les auteurs romands.






















